Système endocrinien

L’endocrinologie est l’étude des glandes endocrines et de leur produit de sécrétion : les hormones. Les hormones assurent la communication entre les organes de manière à ce qu’ils travaillent en équipe, pour assurer l’équilibre dans leurs fonctions; ils assurent donc l’homéostasie. Ces substances chimiques voyagent par le sang pour se rendre aux organes. Je vous propose ici d’élaborer sur les hormones liées au stress, une énergie vitale nous permettant de vaincre les défis, mais qui peut être nuisible à long terme, lorsqu’il mène à la détresse.

L’adrénaline, la noradrénaline, le cortisol, l’aldostérone et la thyroxine sont des hormones sécrétées par les glandes surrénales, et sont très impliquées en situation de stress. Ces hormones travailleront différemment d’une personne à l’autre, d’une situation à l’autre puisqu’elles sont directement liées à la valeur que chaque individu donne à l’événement en question. Je vous invite à lire mon document sur l’anxiété et à visionner la conférence sur le stress donnée par le professeur d’anatomie et physiologie Norman Makrous, pour mieux comprendre ce phénomène.

L’adrénaline et la noradrénaline agissent comme une survolte d’énergie lorsque l’alarme d’un événement auquel on attribue une valeur de stress survient. Ce sont les hormones qui donnent l’énergie et la force de fuir ou de combattre en situation d’urgence, et elles sont de courte durée. Comme le stress demande souvent une période de temps qui varie de moyen à long terme, surtout lorsqu’il est d’ordre psychologique ou émotif, notre organisme doit se servir du cortisol, de la thyroxine et de l’aldostérone pour prendre la relève et donner l’énergie nécessaire pour vaincre le défi. Le cortisol prend son énergie dans les protéines qui donnent l’élasticité à la peau, les protéines squelettiques et cardiaques, les protéines des cartilages, des tendons et des ligaments afin d’aider l’organisme à vaincre les défis. Il agit comme un anti-inflammatoire dans la cicatrisation et le remplacement des cellules mortes par la production de nouvelles. Il augmente la production de globules rouges pour une meilleure oxygénation mais il réduit la production d’anticorps et de globules blancs. Il réduit le seuil d’excitabilité du cerveau; il rend agressif et irritable. Avec l’aldostérone, il augmente la pression artérielle. La thyroxine elle, contrôle la consommation d’oxygène par les cellules du corps et facilite le travail de l’adrénaline et de la noradrénaline sur le système cardiovasculaire. On comprend ici que ce sont des hormones essentielles à notre survie, mais qu’il est préférable de régler la situation le plus rapidement possible, pour ne pas mener à l’épuisement; la détresse. Il faut éviter cette phase car elle survient lorsque les réserves énergétiques sont épuisées. Ici les maladies apparaissent, les douleurs et la souffrance nous le témoignent. Le cortisol favorise la reproduction cellulaire; s’il est mal géré, il pourrait tout aussi bien accélérer le développement d’une tumeur en voie d’évolution…

Le massage, comme il est parasympathique, diminue la production d’adrénaline et de cortisol, favorise la production d’endorphine, l’hormone calmant les douleurs, et de dopamine, l’hormone du bien-être. Aussi, une ambiance tamisée stimule la sécrétion de mélatonine, qui ralentit le métabolisme et favorise la détente. Dérivée de la sérotonine, elle nous permet de relaxer et d’économiser de l’énergie. Je vous rappelle que le massage augmente la production de globules blancs, il renforcit donc notre système immunitaire de 11 à 13%!